vendredi 8 mai 2026

"2 secondes... Je parle..." Résultat : 30 ans de vie commune

Je choisi de parler de mes trente années de vie commune avec Marc en publiant une discussion que j'ai eu avec ma grand-mère, peu de temps avant son décès en 2004.

"Je passe beaucoup de temps avec ma grand-mère. Je lui raconte tous les événements de ces dernières années, de la découverte de ma sexualité jusqu’à ma confidence. Je sait qu'elle l'écoute et qu'elle est de bon conseil.

Elle sait que je ne vis pas seul depuis plusieurs années. Elle demande régulièrement des nouvelles de Marc, cet Italien qui prend soin de lui. Elle me pose beaucoup de questions. Je lui raconte la rencontre qui a changé ma vie :

"Le 27 avril 1996 dans le Marais, je participe, comme souvent, à une action de prévention avec les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, une association américaine arrivée en France en 1990 qui utilise des costumes de nonnes, maquillées outrageusement en blanc, pour faire passer un message de prévention fort et drôle afin de lutter contre le sida. Mon premier nom était "Novice Porky Sonne le Glas" puis "Sœur Anastasia" et enfin "Sœur Thylège de la Vache Folle, Gardienne des Anges, dite la Gothique".

Nous entrons dans un bar, le Thermik, je commence ma distribution. J'approche d'un groupe de garçons, tape sur l’épaule de l’un d’eux en lui présentant un préservatif. L’individu, se retourne et lance énervé :

- Deux secondes, je parle !

Mon sang ne fait qu’un tour, je pars énervé : "Mais quel con !" Mais au bout de quelques minutes, je me dis, zut, il n'est pas mal quand même, il faut que je revienne.

L’action de prévention se poursuit jusqu’au bout de la nuit.

Les quinze jours qui suivent, je retourne au Thermik tous les jours, à la même heure. Personne.

Le 8 mai 1996, miracle. Il est là !

Cette fois-ci, je ne le laisserai pas partir !

Il descend au bar du sous-sol, je le suis, me poste au coin du bar, le point stratégique d’observation. Je discute avec Jack, le patron de l’établissement qui ne cesse de m’appeler "Ma sœur".

Arrive un mec totalement ivre qui vient discuter lourdement avec moi. Je prétexte une envie pressante pour m’en débarrasser et file aux toilettes. À mon retour, Marc me parle enfin :

Sympathique ton ami bourré !

Oups, boulette. Ça se présente mal, mais le dialogue est initié.

Après quelques verres et les présentations d’usage, Marc me demande pourquoi Jack m’appelle toujours "ma sœur". Je lui explique que je fais partie des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, que je viens souvent dans ce bar.

Sa rencontre avec les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence lui revient en mémoire.

-  C’est drôle, je les ai rencontrées il y a 15 jours, j’en ai "brusquée" une. Elle est partie très énervée.

-  … Oui, c’était moi.

Surprise gênée de sa part.

-  Oh ! Vraiment désolé. Que puis-je faire pour me faire pardonner ?

Il est évident que c’est l'occasion à ne pas laisser passer.

-  Un bisou ?

Après quelques verres, nous décidons alors de rentrer chez moi. Une chambre de bonne au sixième étage sans ascenseur, rue de Rivoli en concurrence avec un grand appartement avec jardin, mais à Barbès, le choix est vite fait. Marc ne retournera chez lui que trois fois avant de lâcher définitivement sa chambre."

C’est ce qu’on appelle un coup de foudre, non ? se réjouit Irène.

Je crois que l'on peut dire ça. Oui. Je peux dire qu'il a emménagé dès le premier soir.

-  Il faut qu’il vienne. Il faut que vous veniez tous les deux. Je veux le rencontrer.

Cette rencontre n’aura jamais lieu."

http://spi.paname.free.fr/

mercredi 22 avril 2026

Une légende.

Kim Wilde - 21 avril 2002 - Olympia

Comment aurais-je pu imaginer que je verrais Kim Wilde un jour à l'Olympia, lorsque j'ai acheté mon tout premier 45 T en 1981 ?

J'avais 13 ans. C'était au Leclerc de Loudun. 18 francs, je me souviens encore du prix. Et je l'ai toujours bien évidemment.

C'est une grande dame de la pop anglaise. Elle est tout ce que j'aime chez les artistes anglaises.

Merci pour ce merveilleux concert que j'ai partagé avec mon mari, une sombre histoire du turbo défaillant de madame Maya.

C'était énorme. Et surtout, on ressort avec une réserve d'énergie positive. Et ça fait du bien.

mardi 7 avril 2026

Couvent de Paname - 30 ans...

Il y a 30 ans, démarrait une aventure qui durera 12 ans pour moi.

C'est tellement vieux que les photos sont en noir et blanc...

Il y a 30 ans, ce jour-là, nous présentions au monde... oups, la modestie... Rien à battre, nous présentions au monde Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence - Couvent de Paname.

Ce jour-là, de 13 h 00 à 6 h 00 du matin, nous avons visité 34 établissements, uniquement dans le Marais. Aujourd'hui, une telle tournée prendrait à peine une heure... L'hécatombe des établissements gays du Marais est effrayante et inquiétante. Les dernières traces archéologique de notre existence se résume à un passage piéton raimbow... Super...

Avec Soeur Eve Dune Nuit, Soeur Céleste, Soeur Maria-Magdaléna (décédée depuis), Père Luc et Soeur Anastasia (je devriendrais Soeur Thylège quelques mois plus tard), nous avons arpenté les trottoirs du Marais, de Paris, de France et du monde pendant des années...
Ce fut une expérience unique.

Après presque 400 sorties en costume, j'ai tiré ma révérence en 2008, finalement assez contente de reprendre ma vie "normale".

Joyeux anniversaire aux Soeurs du Couvent de Paname.






jeudi 19 mars 2026

Citation du jour (et ma traduction)

"Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito."
Albert Einstein

"Le hasard, c'est l'Hypothèse qui se promène incognito..."
La Baronne

dimanche 22 février 2026

Le passé revit... avec beaucoup d'émotions

Je ne suis pas un grand fan de l'I.A. et de l'utilisation qui en est faites. Mais parfois, cette créature binaire peut quand même produire des émotions troublantes. 

Les photos que je publie ici aujourd'hui arrivent d'un passé familial très lointain... ou un peu moins.

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La première, il s'agit d'une photo qui doit dater des années 1890. Ma grand-mère m'a toujours présenté cette photo comme étant la seule image existante de son père, mon arrière-grand-père Louis. Il n'est pas difficile à identifier, c'est le plus grand à droite, il mesurait 1 m 87 - un géant pour l'époque. Ma grand-mère m'a toujours dit que j'avais hérité d'une partie de sa taille (c'est vrai que je suis le plus grand de la famille) mais aussi de son caractère... Apparemment, un caractère "un peu difficile"...

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La deuxième photo est très importante car elle pose une partie des bases de ma famille paternelle.

Cette photo doit dater des années 1923 ou 1924. Le petit garçon est Maurice, le frère de ma grand-mère, il doit avoir 4 ans. Tante Lucie est à ses côtés. Cette photo a probablement été prise après le terrible évènement familial qui a touché ma grand-mère et son petit frère.

Tante Lucie les a recueillis après le décès de leur mère Angélina et de leur père Louis (mon arrière-grand-père de la photo précédente). Louis s'est suicidé à 48 ans le 25 juillet 1923 dans le grenier de la fermer familiale, au-dessus d'une pièce qui deviendra 55 ans plus tard ma chambre. Il était éperdument amoureux de sa femme. 

Archives départementales de la Vienne
1 juillet 1923 - 31 juillet 1923

Un matin, Angélina part en forêt sur sa charrette pour aller chercher du bois. Maurice l'accompagne. Le cheval s'emballe, elle tombe à terre, la charrette lui passe sur les seins. On retrouvera Maurice plusieurs heures plus tard, en larmes, Angélina à terre. Elle déclenchera un cancer des seins foudroyant. Elle mourra le 14 janvier 1922. Il ne s'en remettra jamais.

J'ai rencontré tante Lucie 2 ou 3 fois, j'avais moins de 10 ans. C'était une petite femme très âgée, c'est tout ce dont je me rappelle.

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La troisième est beaucoup plus récente. Elle doit dater de 1971 ou 1972. C'est moi avec ma marraine Sylvette et mon chien Pollux. Cette photo a été prise dans notre première maison en Normandie, au Valmartin.

 

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Et enfin, la dernière. C'est la photo de moi que je préfère. J'ai 3 ou 4 ans et je suis avec Pollux.

Pourquoi suis-je prêt de la niche ? Lorsque je faisais une bêtise, je partais me réfugier dans la niche de Pollux. A partir de ce moment-là, mes parents ne pouvaient plus m'approcher. Cela pouvait durer des heures. J'adore cette photo et tout ce qu'elle représente.

 


L'I.A. a fait vivre en moi des émotions auxquelles je ne m'attendais absolument pas, un des rares aspects positifs...